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Coordination pour la Solidarité des Territoires d’Ile de France
et contre le Grand Paris – COSTIF

http://costif.parla.fr/

Grand Paris, Grand projet Inutile et Imposé ! Des habitants, membres d’associations et collectifs du triangle de Gonesse, du Plateau de Saclay, de Paris, Bagnolet, Montreuil, La Défense, du Val de Marne opposés à ce projet pharaonique de concentration d’activités de prestige sur quelques pôles de compétitivité sans rapport avec les besoins des habitants, se sont rassemblés pour constituer la COSTIF, coordination pour la solidarité des territoires d’Ile de France et contre le Grand Paris afin de promouvoir un développement équitable et solidaire dans toute l’Ile de France.

En appelant à participer au deuxième Forum Européen contre les Grands Projets Inutiles et Imposés, la COSTIF veut s’associer au combat de Notre Dame des Landes et rendre visibles les dégâts du projet Grand Paris, un projet qui avance masqué au prétexte d’amélioration des transports en commun, en faisant miroiter aux élus locaux des promesses d’investissements publics ou de créations d’emplois.

Oui, il faut améliorer les transports en commun mais le Grand Paris n’a fait qu’introduire la confusion dans la gouvernance en intervenant dans les prérogatives du conseil régional. En imposant des réseaux destinés à relier pôles de compétitivité et aéroports très onéreux et peu rentables (Orly-Versailles-La Défense, certains tronçons des autres boucles) la Société du Grand Paris laisse de côté les besoins urgents d’amélioration rapide des transports quotidiens des Franciliens, alors même que ceci serait possible avec un budget bien moindre que les énormes investissements du métro automatique.

Dire non au Grand Paris, ce n’est donc pas dire non à l’amélioration des transports indispensables prévus par la région, c’est dire non :

–          au gaspillage et la destruction irréversible de terres agricoles : plateau de Saclay, triangle de Gonesse, Plaine Monjtean, « Village nature », port d’Achères,

–          aux 450 000 m² de bureaux supplémentaires à la Défense,

–          à la spéculation foncière,

–          à la relégation des populations modestes habitant toujours plus loin et se déplaçant toujours davantage,

–          à l’instrumentalisation de la grande couronne comme espace pour les entrepôts et les décharges dont Paris et la petite couronne ont besoin,

–          à l’hypertrophie de l’Ile de France préjudiciable aux autres régions, qui se voient vidées de leurs populations actives, les plus jeunes et les plus qualifiées.

La COSTIF demande :

1.      L’abrogation  des prérogatives abusives de l’État décidées dans la loi Grand Paris : dissolution de la Société du Grand Paris, dissolution de l’Etablissement public Paris Saclay, abandon du schéma directeur territorial du Plateau de Saclay,

2.      Le rétablissement de la Région dans ses prérogatives en matière d’aménagement du territoire et notamment de transports avec le rétablissement des compétences du Syndicat des Transports d’Ile de France (STIF), et l’abandon de « Paris métropole » qui vise essentiellement à créer une « petite région » riche au détriment de la grande couronne en reprenant les principes de concentration de la loi Grand Paris,

3.      La relocalisation des emplois dans leurs bassins de vie en développant un polycentrisme (à l’opposé du principe des clusters) : arrêt du développement de la Défense, arrêt du campus  Paris-Saclay, suppression des projets de lignes de transports dans les zones non urbanisées,

4.      Une politique de régionalisation et de répartition de l’emploi au bénéfice de toutes les régions assurant à celles-ci le maintien de leur population active, évitant de « siphonner » les jeunes actifs vers l’Ile de France,

5.      L’amélioration en priorité des transports existants et la création de transports de proximité à partir d’une analyse des besoins par bassin de vie,

6.      La construction de logements adaptés aux besoins des territoires, exclusivement pour résoudre le mal logement actuel et non pour faire grossir une agglomération déjà parmi les plus denses du monde,

7.      La préservation des terres agricoles et du patrimoine naturel (forêts, rigoles etc) : protection totale du triangle de Gonesse, du Plateau de Saclay, de la plaine de Montjean, des terres sacrifiées par le projet « Disney » de villages nature en Seine et Marne, et plus généralement l’arrêt de l’artificialisation des terres,

8.      Le soutien à l’agriculture de proximité et aux circuits courts, à la promotion des cultures bio, aux cultures vivrières, le développement des jardins familiaux y compris en ville,

9.      Des moyens véritables pour une recherche fondamentale et appliquée indépendante, dans l’ensemble des régions françaises, et sur le Plateau de Saclay le développement de liens cohérents entre recherche appliquée et territoire d’implantation,

10.   Un réel accès aux informations pour tout projet d’opération d’aménagement du territoire dès son début et la prise en compte véritable des avis des citoyens à toutes les phases d’élaboration, en apportant des moyens aux associations et aux collectifs pour leur permettre d’élaborer une véritable contre expertise.

Contacts : Claudine Parayre : claudine.parayre@voila.fr Tél : 06 86 23 45 41 ; Mickael Correia : mickaelcorreia@gmail.com ;Tél : 06 18 08 88 14 ; Blog : http://costif-gp.blogspot.fr

Plateau de Saclay quels enjeux ?

 

Des terres agricoles les plus fertiles d’Ile de France sacrifiées : actuellement 2700 hectares cultivés, 1000 hectares disparus depuis 1982, 2300 devraient être préservés alors que l’Etablissement Public Paris Saclay prévoit des transferts massifs de chercheurs et d’étudiants et que plus de 240 000 logements seraient construits sur les communes autour menaçant encore plus l’agriculture périurbaine! Pourquoi mettre en péril la viabilité économique d’une agriculture très dynamique, et réduire les possibilités de développer l’agriculture dont l’Ile de France aura besoin demain ? Combien de temps les 2300 hectares seront-ils préservés?

Une mise au pas de la recherche par la réorganisation du potentiel de recherche public autour des priorités des grands groupes industriels, l’hyperconcentration au détriment des autres régions, la mise en concurrence des chercheurs par la logique des pôles d’excellence, et au final pas de moyens supplémentaires pour la recherche, les financements étant engloutis dans les déménagements, et des constructions en PPP (partenariats public privé – voir expérience de l’hôpital d’Evry) .

Un déplacement d’emplois imposé et générateur de nuisances pour les salariés, malgré l’opposition des personnels : opposition des chercheurs de la faculté d’Orsay, opposition des salariés d’AgroParisTech de Plaisir-Grignon (le comble de l’absurdité : les chercheurs INRA devraient quitter des locaux neuf livrés en 2002 et 2009 pour s’installer à Saclay, alors qu’en même temps des terres agricoles de l’INRA du Moulon à Gif seront urbanisées par le projet de campus, obligeant les chercheurs à retrouver des champs d’expérimentation à plusieurs kilomètres de leurs laboratoires actuels); opposition des personnels d’EDF au transfert depuis Clamart, etc).

 

Un manque total de démocratie : pas de débat public organisé sur le projet de cluster, sa pertinence, son opportunité…

A terme des déplacements inutiles d’emplois, des salariés loin de leur domicile, une agriculture fragilisée, au détriment de l’alimentation future des Franciliens, uniquement pour le bénéfice des promoteurs immobiliers et des grands groupes de construction …

 

Le Collectif pour le Triangle de Gonesse s’est constitué en mars 2011 en réaction à l’annonce, faite par le groupe Auchan, lors du débat public sur le Grand Paris, du projet de centre commercial et de loisirs « Europa City ». Pour satisfaire à la demande d’Auchan, une gare du Grand Paris a été décidée. Ce projet sacrifierait les terres agricoles fertiles du Triangle de Gonesse situées entre les deux aéroports du Bourget et de Roissy. Le Collectif regroupe aujourd’hui 17 associations, dont quatre départementales – Les Amis de la Terre Val d’Oise, Environnement 93, MNLE 93 et Val d’Oise Environnement et a reçu le soutien d’Ile-de-France Environnement.

Les enjeux :

Le Triangle de Gonesse est l’un des derniers grands espaces agricoles proches de Paris. Il est considéré comme une réserve foncière pour l’extension du Grand Roissy, inscrit lui-même dans le Grand Paris, au mépris de l’exceptionnelle fertilité des terres agricoles qui constituent un patrimoine d’intérêt national. La souveraineté alimentaire de l’Ile de France est inférieure à 2%, ce qui en période de crise durable et de baisse généralisée du pouvoir d’achat, est un non sens. Cette destruction programmée de 250 hectares agricoles se ferait au bénéfice d’un gigantesque centre de shopping de luxe et de loisirs et d’un pôle de bureaux en décalage complet avec la qualification et le niveau de vie des habitants, qui ne pourraient ni y travailler en grand nombre, ni y faire leurs achats ou s’y détendre. De plus, ce projet dont le coût à l’emploi serait 4 à 6 fois plus cher qu’un poste ordinaire réclame des infrastructures très coûteuses payées sur fonds publics (BHNS, barreau ferré, métro automatique du Grand Paris, gare en plein champ).

Europa City est pourtant défendu par la plupart des élus locaux et les pouvoirs publics (EPA Plaine de France, SNCF, Préfecture de Région…) et le conseil général du Val d’Oise. Le Collectif considère que le vrai enjeu de ce territoire n’est pas d’étaler une ville aéroportuaire tentaculaire mais de densifier les territoires déjà urbanisés, de permettre aux habitants riverains qui subissent trop de nuisances (bruit, pollution de l’air, espaces naturels détruits, etc) de bénéficier équitablement de la richesse générée par le pôle de Roissy (seulement 1 emploi sur 7 est détenu par les actifs val d’oisiens) et d’empêcher que leur cadre de vie ne soit bradé au profit des spéculateurs fonciers.

Le collectif a pour objectif la remise en cause de l’urbanisation du Triangle de Gonesse et de la gare du Grand Paris en plein champ.

Site internet : http://www.cptg.fr  contact : contact@cptg.fr  Tél : 01 39 35 00 50